Eriger un monument classique tout en béton armé, dont l’ordre architectural moderne pourrait rivaliser avec celui du Parthénon, « idéal absolu de la perfection esthétique », tel est le défi relevé, dès 1936, par Auguste Perret (1874-1954) avec le musée des travaux publics, l’actuel palais d’Iéna.
L’édification du musée des Travaux publics a permis à Auguste Perret de pousser très loin l’élaboration d’un ordre du béton armé. Ce dernier est pour lui le matériau moderne par excellence : aisément disponible, économique et performant. Grâce à cette matière “miraculeuse”, le XXe siècle pourra se forger une expression monumentale qui le met sur un pied d’égalité avec l’Antiquité et le Moyen-Age.
Perret est à la fois constructeur et architecte, il s’implique dans la conception des processus concrets. A savoir, de la fabrication à la maîtrise des coûts. Dès 1929, l’architecte établit, par une analyse de la technique du béton armé, les fondements théoriques d’un ordre classique contemporain. Sur une base réaliste, Perret propose de reconstruire le classicisme.
Célébration du béton
C’est sur un terrain en contrebas du Trocadéro, en forme triangulaire délimitée par les avenues d’Iéna, du Président Wilson et Albert de Mun, que va s’élever le musée des Travaux publics. Le plan de l’édifice est dicté par la parcelle : un triangle isocèle, dont l’un des sommets serait une rotonde et la base un arc de cercle. Perret met au point
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